Voyager avec son chien ou son chat : passeport et rage
Un week-end en Espagne, une semaine en Italie, la famille en Belgique : dès qu'une frontière est franchie, un chien ou un chat cesse d'être un animal de compagnie pour devenir un animal en mouvement non commercial, avec trois conditions à remplir. Aucune n'est difficile. Une seule ne se rattrape pas.
Les trois conditions, cumulatives
Elles viennent du règlement européen (UE) n° 576/2013, qui s'applique dans toute l'Union et vaut aussi pour les retours.
- L'identification par puce électronique. Le tatouage n'est accepté que s'il est lisible et antérieur au 3 juillet 2011. Pour tout animal identifié après cette date, c'est la puce ou rien.
- La vaccination antirabique en cours de validité. Elle n'est possible qu'à partir de 12 semaines d'âge, et le rappel doit être à jour à la date du voyage — pas « fait il y a quelques années ».
- Le passeport européen, délivré par un vétérinaire habilité. C'est lui qui porte le numéro de puce et les dates de vaccination ; sans lui, les deux premières conditions ne se prouvent pas.
Le piège, et c'est un piège de calendrier
La primo-vaccination antirabique n'est valide que 21 jours après l'injection.
Ce délai n'est pas une recommandation, c'est la règle : un animal vacciné le 1er juillet ne peut pas voyager avant le 22. Un départ décidé trois semaines à l'avance avec un animal jamais vacciné contre la rage est donc, arithmétiquement, impossible — et c'est ce qu'on découvre au moment de prendre le rendez-vous vétérinaire, quand les billets sont déjà payés.