1.5 BlueHDi : la chaîne d'arbres à cames, et ce que le constructeur prend en charge
Le 1.5 BlueHDi — moteur DV5 chez Stellantis, monté sur des Peugeot, Citroën, DS et Opel, mais aussi sur des Toyota et des Fiat issues des mêmes usines — a une particularité de conception qui a mal vieilli.
Deux organes, pas un
Sa distribution combine deux pièces. Une courroie qui baigne dans l'huile moteur entraîne l'ensemble depuis le vilebrequin. Puis, à l'intérieur de la culasse, une chaîne relie les deux arbres à cames entre eux.
C'est cette seconde pièce, invisible et rarement évoquée, qui pose problème.
Ce qui se passe
Sur les générations concernées, la chaîne s'use prématurément. Elle s'allonge, le calage se décale, puis elle rompt — et la rupture d'une chaîne de distribution sur un moteur à soupapes serrées signifie des pistons qui percutent des soupapes. Le moteur est perdu.
Le phénomène est progressif mais discret. Un cliquetis métallique au démarrage à froid, un ralenti irrégulier, parfois un voyant moteur : les signes existent, mais ils sont faciles à attribuer à autre chose, et ils apparaissent tard.