Comprimés d'iode : qui y a droit, où les retirer, quand les prendre
Autour de chaque centrale nucléaire, un plan particulier d'intervention (PPI) définit un périmètre dans lequel les autorités préparent la population à une éventuelle situation d'urgence radiologique. Ce périmètre a été étendu de 10 à 20 kilomètres autour des centrales françaises, portant à environ 1 063 communes et 2,2 millions de personnes le nombre de concernés.
Un périmètre de préparation, pas une zone à risque permanent
C'est le contresens le plus facile à faire devant un cercle sur une carte : le PPI ne délimite pas un territoire exposé en continu. Il délimite le territoire que la préfecture prépare — recensement des établissements, exercices, sirènes, comprimés distribués à l'avance — pour le cas où un accident surviendrait. Tant que rien n'est déclenché, il ne s'y applique rien de particulier, et vivre dedans ne change rien au quotidien. C'est précisément parce que ces mesures ne servent qu'en cas d'accident qu'elles doivent être prises à froid : le jour venu, il est trop tard pour aller à la pharmacie.
Le périmètre officiel n'est d'ailleurs pas un cercle. Il est arrêté par la préfecture sous forme d'une liste de communes : une commune dont le bourg est à dix-neuf kilomètres peut s'étendre bien au-delà, et deux adresses à distance égale de la centrale ne relèvent pas nécessairement du même régime. La carte situe, la liste préfectorale décide.