Ça peut coûter cher

L'indemnisation d'un sinistre sécheresse se joue sur l'antériorité des désordres — et c'est précisément la preuve qui manque à presque tous les dossiers refusés.

Fissures et sécheresse : constituer la preuve avant le sinistre

Le retrait-gonflement des argiles est le premier poste d'indemnisation catastrophe naturelle en France après les inondations. Le mécanisme est lent et régulier : en période sèche, l'argile perd son eau et se rétracte ; en hiver, elle la reprend et gonfle. Le sol travaille sous les fondations, jamais uniformément, et la maçonnerie encaisse le différentiel. Les maisons individuelles sur fondations superficielles, majoritaires avant les années 1990, sont les plus exposées.

Qui est concerné

La carte d'exposition, actualisée par arrêté du 9 janvier 2026, classe environ 55 % du territoire en exposition moyenne ou forte. L'exposition dépend de la nature du sol à l'adresse, pas de la commune dans son ensemble : deux rues voisines peuvent être classées différemment.

Pourquoi tant de dossiers sont refusés

L'indemnisation passe par le régime des catastrophes naturelles : il faut d'abord un arrêté interministériel reconnaissant l'état de catastrophe naturelle sécheresse pour la commune et la période concernées, puis une expertise. C'est à ce second stade que la plupart des dossiers se perdent.

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Référence : Décret n° 2019-495 ; arrêté du 22 juillet 2020 ; carte d'exposition actualisée par arrêté du 9 janvier 2026 ; régime CatNat, art. L125-1 du Code des assurances. Contenu vérifié et mis à jour quand la règle change — c'est notre métier. Tous les guides

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